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Les Saints et les Fous

La déprime de la rentrée

24 Août 2011 , Rédigé par Pierre Jouan Publié dans #Choses

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Les chroniques SF à peine terminées, il faut s'intéresser au reste de la production littéraire, abondante - comme il se doit - en cette période de l'année. J'ai fait une liste restreinte des bouquins que j'aimerais lire courant septembre, et le constat est simple : c'est absolument impossible. Entre l'inévitable Freedom de J. Franzen, qu'il faudra avoir lu (700 pages), le très tentant 1Q84 de Haruki Murakami (2 tomes, pour un total de 900 pages), la réédition du chef d'oeuvre (paraît-il) de William Gaddis, JR (1000 pages), ou l'ovni super chelou d'Adam Levin, Les Instructions, qui paraît chez Inculte (1200 pages), il y a de quoi combler du temps de cerveau disponible pour l'hiver. Heureusement pour moi, le rayon francophone n'est guère excitant cette année, si j'excepte Limonov d'Emmanuel Carrère et Du Domaine des murmures de Carole Martinez. Ah, et puis il faudra que je jette un oeil à Repas de morts de Dimitri Bortnikov, qui a l'air de valoir son pesant de perversité crasse.

 

Bref, on en reparle à Noël, quand je commencerai à respirer.

 

En attendant, je fais une remise à niveau "China Miéville", un auteur insolemment doué dont le Fleuve Noir publie le dernier opus, multi-primé : The City and the city (Prix Hugo, Locus, Arthur C. Clarke, BSFA Award, World Fantasy Aard... en somme, tout ce qu'il est possible de rafler). En dépit de son talent et de sa virtuosité, je n'ai jamais été vraiment conquis par Miéville : oeuvrant dans le dark-fantasy-steampunk (à défaut d'un autre terme), il m'a toujours paru en faire des tonnes, multipliant les morceaux de bravoure et les passages sur-écrits, aux dépens, parfois, d'une intrigue un peu prenante. J'ai commencé Perdido Street Station et Le Concile de fer, sans jamais les finir. Je reprends Perdido en espérant que le courant passe, cette fois-ci.

 

Enfin, je ne peux pas ne pas évoquer la revue en ligne Angle Mort, qui fait tout pour se faire bien voir : un tarif dérisoire (2,90€), des textes inédits suivis d’interviews des auteurs, et des découvertes surprenantes, comme l'auteur finlandais Hannu Rajaniemi, dont la nouvelle "La voix de son maître" fait figure de point d'orgue à l'excellent n°4 de la revue, disponible depuis mi-août. Mangez-en tous.

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